DANS L’ATELIER
Journal

« Le Parfum du rouge et la Couleur du Z »
Une couleur peut nous sembler apaisante, solennelle, joyeuse ou inquiétante avant même que nous puissions dire d’où vient cette impression. Nous lui reconnaissons aussitôt une tonalité affective, comme si la nuance portait déjà un sens.
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Spontaneitas. De l’image de la nature à la forme picturale
À l’origine de Spontaneitas se trouve l’image d’un arbre fendu au cours d’une tempête. Entre les bords sombres de l’écorce, le bois mis à nu révèle ses nuances dorées et ses fibres détachées, qui traversent l’ouverture dans des directions inattendues.
Lire l’articleL’image au-dehors, le monde au-dedans
Il m’arrive de revenir devant un tableau et d’y remarquer quelque chose qui m’avait jusque-là échappé. Parfois, c’est un détail ; parfois, l’image entière semble s’organiser autrement. Une forme que je reconnaissais aisément devient incertaine, tandis qu’une zone négligée commence à soutenir la composition. Le tableau est resté le même.
Lire l’articleL’imagination et le possible
Paul Ricœur en dialogue avec les neurosciences contemporaines
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Quand le regard se tourne vers lui-même
Nous regardons une image et croyons d’abord reconnaître ce qu’elle représente. Une forme se détache, un rapport entre les couleurs nous oriente, un souvenir ou une idée surgit. Pourtant, cette première lecture peut changer. Un détail que nous n’avions pas remarqué modifie l’ensemble ; ce qui paraissait évident devient incertain.
Lire l’articleWesen — au-delà de ce que nous reconnaissons
Devant Wesen, je cherche d’abord à reconnaître quelque chose. Une fleur peut-être, ou plusieurs formes prises dans un même mouvement. Je suis tentée de les séparer, de leur donner un contour et un nom. Pourtant, dès que je reviens à la toile, les traces qui semblaient confirmer cette première lecture m’entraînent ailleurs. Je n’ai pas changé de tableau. J’ai changé de regard.
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Regarder une image : ce qu’elle représente, ce que nous y mettons de nous-mêmes
Nous nous approchons d’une image avec nos yeux, mais aussi avec une histoire. Nous avons déjà reconnu des formes, appris à donner des noms aux choses, conservé en mémoire des visages, des lieux, des couleurs. Tout cela accompagne notre regard, souvent à notre insu. Pourtant, l’image que nous avons devant nous possède sa propre matière.
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La Morphogenèse — lorsque la forme émerge de l’invisible
Au commencement du tableau, aucune forme précise ne s’imposait. Il y avait un fond sombre, quelques traces plus claires et des gestes dont je ne connaissais pas encore la direction. Une organisation apparaissait, puis se défaisait à mesure que le travail avançait.
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Mysterium Coniunctionis — l’imagination comme travail intérieur
J’ai choisi le titre Mysterium Coniunctionis lorsque j’ai compris que ces tableaux ne formaient pas une suite conçue à l’avance. Ils étaient les étapes d’une recherche plus intime, poursuivie au fil de la peinture. Ce travail intérieur m’a conduite vers moi-même, mais aussi vers le monde qui m’entoure, devenu peu à peu plus étrange, plus dense et moins immédiatement explicable.
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L’étrange intermède — comment notre cerveau construit le présent
— Eugene O’Neill, Strange Interlude, 1928
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